CLAUDINE, COLIN
M. DE SOTENVILLE
Allons, venez, ma fille, que votre mari vous demande pardon.
ANGÉLIQUE
Moi ! lui pardonner tout ce qu’il m’a dit ? Non, non, mon père, il m’est impossible de m’y résoudre; et je vous prie de me séparer d’un mari avec lequel je ne saurais plus vivre.
CLAUDINE
Le moyen d’y résister !
M. DE SOTENVILLE
Ma fille, de semblables séparations ne se font point sans grand scandale ; et vous devez vous montrer plus sage que lui, et patienter encore cette fois.
ANGELIQUE
Comment! patienter après de telles indignités ! Non, mon père, c’est une chose où je ne puis consentir.