‹ Théâtre choisi;Chapitre 143 sur 150 · CLAUDINE, COLIN · texte numérisé non relu

CLAUDINE, COLIN

M. DE SOTENVILLE

Allons, venez, ma fille, que votre mari vous demande pardon.

ANGÉLIQUE

Moi ! lui pardonner tout ce qu’il m’a dit ? Non, non, mon père, il m’est impossible de m’y résoudre; et je vous prie de me séparer d’un mari avec lequel je ne saurais plus vivre.

CLAUDINE

Le moyen d’y résister !

M. DE SOTENVILLE

Ma fille, de semblables séparations ne se font point sans grand scandale ; et vous devez vous montrer plus sage que lui, et patienter encore cette fois.

ANGELIQUE

Comment! patienter après de telles indignités ! Non, mon père, c’est une chose où je ne puis consentir.

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