SCÈNE II
ARISTE, DAMON
ARISTE
Me voilà justement. C'est la vive peinture D'un sage désarmé, dompté par la nature. C'est toi qui le premier, attaquant ma raison, Sus me faire à longs traits avaler le poison, Cruel ami; c'est toi dont la langue éloquente Me fil de cet objet une image charmante : ïu vantas sa douceur et sa docilité; Ma confiance en toi fit ma crédulité.