SCÈNE I
CÉLIANTE, FLNETTE.
CÉLIANTE.
Le marquis du Laurel va venir?
FINETTE
Oui^ madame.
CÉLIANTE.
Crois-tu qu'il m'aime?
FINETTE
Non.
CÉLIANTE.
Dans le fond de mon àrr^o J'en suis au désespoir.
Oh ! je n'en doute pas.
La plus rare beauté n'a pour Jui nul appas.
CÉLIANTE.
C'est ce qui me ferait souhaiter sa conquête; Et j'en viendrais à bout, si je l'avais en tête, il est un certain art, que je sais à ravir, Pour fixer un tel homme et pour se l'asservir.
FINETTE
Je vous conseille donc de tenter l'aventure.
CÉLIANTE.
Parles-tu tout de bon ?
FINETTE
Sans doute.
CÉLIANTE.
Je te jure Que bientôt de mes yeux il sentira les coups. Je veux dès aujourd'hui le voir à mes genoux.
FINETTE
S'il vous aime une fois, à quoi tend l'entreprise?
CÉLIANTE.
A lui dire pour lors que mon cœur le méprise; Qu'un grand bien, cent aïeux, un haut rang dans Ne peuvent m'imposcr à la suite d'un fat. [l'Etal,