ACTE II, SCÈNE II
FINETTE
Plus que jamais, madame.
Mon maître est à présent l'esclave de sa femme.
CÉLUNTE.
Le sot !
Plus elle prend le ton d'autorité.
Et plus, depuis une heure, il en est enchanté.
CÉLIANTB.
Je n'y puis plus tenir. Par quel charme Mélite Triomphe-t-elle ainsi d'un homme de mérite? S'il était mon mari, comme je le voudrais, ,
Plus il serait soumis, plus je l'approuverais. '
Mais avoir pour ma sœur une telle faiblesse, C'est un aveuglement qui me choque et me blesse. J'en crève de dépit, et j*en suis en fureur.
FINETTE
Ferme. Comment Damon est-il dans votre cœur?
CÉLUNTE.
Comme un monstre.
FINETTE
Fort bien. Le voici, ce me semble :
Il vient fort à propos, et je vous laisse ensemble.
{Céliante, aussitôt que Finette est sortie^ va se placer nonchalamment sur une chaise, et se met à rêver.)