ACTE IV, SCÈNE III./ 2i
Et voilà la raison sur quoi je me fondais Pour vous représenter qu'en fait de mariage, Rien ne rempôcheraii d'agir en homme sage. Or le sage...
GKRONTE.
Or le sage est différent de vous.
V. Jésoutiens, moi, qu'il faut être le roi des fous ^^S^^^Ponv se faire prier d'épouser une fille "Nfeune, riche héritière, et de noble famille.
LISIMON. /
Donnez-lui quelque temps pour se déterminer
Si le parti convient, à quoi bon lanterner?
ARISTE
Votre fille me hait.
LISIMON.
Souffrez qu'avec adresse II cherche les moyens de gagner sa tendresse.
GÉRONTE
Soit.
LISIMON.
A la fin...
GÉRONTE
Cela se peut faire en un jour.
ARISTE
Je ne sais pas sitôt inspirer de l'amour.
Surtout lorsque l'on marque autant de répugnance.
LISIMON.
Ne lui donner qu'un jour! Vous vous moquez, je
GÉRONTE. [pense?
Combien lui faut-il donc?
LISIMON.
Au moins un ou deux mois.
GÉRONTE, s'en allant.
Elle sera marquise.
LISIMON.
Attendez.
GÉRONTE
Une fois, Deux fois, la voulez-vous?
LISIMON.
Ouij mais sa fantaisie...
GÉRONTE
Je lui donne huit jours, par pure courtoisie.
2i6 LE PHILOSOPHE MARIÉ.
ARISTE
Ah! le terme est trop court.
LISIMON.
Mais il faut l'accepter; Et, pour vous faire aimer, tâcher d'en profiter.
GÉRONTE, à Âriste,
A huit jours donc la noce.
ARISTE
A huit jours.
GÉRONTE
Sans remise.
Ou je VOUS ferai cher payer votre sottise. Adieu.