SCÈNE VIII
LE COMTE, PHILINTE, LïSIMON.
LISIMON, accourant.
Chez moi, morbleu, chez moi, faire un pareil va- Par la mort, le premier... [carme!
PniLINTE.
Le respect me désarme.
LISIMON.
Ah! vous êtes mutin, monsieur le doucereux!
PHILINTE
Quelquefois.
LE COMTE
Par bonheur, il n'est pas dangereux.
PHILINTE
C'est ce qu'il faudra voir. Du moins je vous assure Que de cette maison si quelqu'un peut m'exclure. Ce ne sera pas vous.
LISIMON.
Non, mais ce sera moi.
PHILINTE
Je prends la liberté de vous dire...
LISIMON.
Je croi Qu'un père de famille, en ce cas, est le maîtra
PHILINTE
J'en conviens.
LISIMON.
Et je prends la liberté de l'être.
En dépit de ma femme et de ses adhérents : Si tu ne le sais pas, c'est moi qui te l'apprends. Le comte aime ma fille, il a droit d'y prétendre; J'ai pris la liberté de le choisir pour gendre. Ma fille en est d'accord, et prend la liberté De se soumettre en tout à mon autorité. Ainsi, sans te flatter contre toute apparence. En prenant ton congé, tire ta révérence.
PHILINTE
J'aurai l'honneur, monsieur, de répondre à cela Que madame n'est pas de ce sentiment-là.
LISIMON. *
Madame n'en est pas? J'ai donné ma parole : Si pour me chicaner madame est assez folle. Madame sur-le-champ, par le pouvoir que j'ai,