LA COMÉDIE ITALIENNE
Signor, nô. Ghacoun m'abandonne Pour aller pressourer le doux fruit de l'Autoune,
Celle iiigrale saisou m^accable de çagiin;
(Elle pleure à TArlequine.)
Car moi, z*aime Tarzent beaucouç piou que le vin. Z'ai beau m'efforcer, z'ai beau dire :
Avete "voî veJuta,
La mia bella perruca?
Ze pleure sous le masque en voulant faire rire; Et celte saisou qui me berd Mi fa prêcher dans oun désert.
Vainement, z'ai tassé de m'animer pour elle.
Désormais, quand z'aurai quelque farce nouvelle, Ze la garderai pour THiver.
(Elle danse une chaeonne, et témoigne en dansant, par plusieurs lazzi, beaucoup de haine et de mépris à rAutomne, et à ses deux autres sœurs, et beaucoup d'amitié à THlver.)
L*niVER, à Mercure.
Vous voyez si je suis menteuse?
MEECURE.
Eh bien, garde pour toi cette baragouineuse !
(La Comédie italienne se retire en se moquant de Mercure.) L AMOUR, présentant la Comédie française.
Avancez. Celle-ci va parler purement,
Elle est Française de naissance.
MERCURE
Ah*! c'est la Comédie I On le voit aisément A son aimable contenance, Et par son double habiUement.