LA BARONNE, ANGÉLIQUE, LÉANDRE
ET L'OLIVE déguisés en paysans.
L*OLIVE, à Léandre.
Oh, oh, Monsieur le paresseux, vous croyez donc que vous n'êtes ici que pour avoir les bras croisés et vous donner du bon temps?
LA BARONNE
De quoi s'agit-il, maître Pierre?
l'olive.
De ce coquin-là, qu'il n'y a pas moyen de faire travailler.
LÉANDRE
Eh ! morgue, doucement, maître Pierre.
LA BARONNE
Laisse-le en repos, j'ai quelques ordres à te donner. Il faut...
l'olive.
Un petit moment. Tu prétends donc, maître ivrogne, manger le pain des honnêtes gens sans le gagner?
léandre.
Acoutez, maître Pierre, vous êtes un brutal, sauf correction, mais je le suis aussi quand je m'y boute!
l'olive.
Je suis un brutal. Monsieur le maroufle? Si ce n'était le respect que j'ai pour Madame!....
ANGÉLIQUE
En vérité, maître Pierre, il me semble que vous maltraitez un peu trop ce garçon-là!
l'olive.
Avec votre parmission, Mademoiselle, ce ne sont pas là vos affaires. Je n'ai à répondre qu'à Madame : elle est la maîtresse, et il n y parsonne ici qui ose dire le contraire.
Tu as raison; mais écoute les ordres que je veux te donner. Ne manque pas...
l'olive, à Léandre.
Ah! je suis donc un brutal! As-tu bêché ce