‹ Théatre choisiChapitre 35 sur 471 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

séquent, il faut que mon maître vous voie sans que monsieur voire père le voie; et moi, comme un discret confident, il faut que je vous voie tous deux sans rien voir. Allons, mes enfants, profitons de Toccasion. Voilà la partie carrée. Faites tous deux la belle conversation, pendant que je m'amuserai avec cette fripon ne-là.

ISABELLE

Voire valet me cause de terribles inquiétudes.

CLÉON

Maraud, si tu me fais découvrir, je te donnerai cent coups de bâton quand nous serons dehors. Je ne pouvais plus vivre sans vous voir, ma chère Isabelle.

l'épine.

Ni moi, sans t'embrasser, ma chère Nérine.

CLÉON

Puisque le ciel me procure ce bonheur, il sera suivi de cette parfaite félicité après laquelle je soupire depuis si longtemps ; mais ne me faites plus appréhender pour voire vie, c'est la grâce que je vous demande à genoux.

ISABELLE

Oui, je vous le promets. Levez- vous, Cléon; si on vous surprenait en cet étal, tout serait perdu.

CLÉON

Non, je ne me relèverai point que vous ne me juriez...

NÉRINE

Paixl j'entends quelqu'un.

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