LA BARONNE, LÉANDRE, L'OLIVE, M. DES MAZURES
LA BARONNE, allant au-devant de son cousin qui rêve.
Mon cher cousin, je suis dans une alarme effroyable I
M. DES MAZURES.
Comment? de quoi s'agit-il?
LA BARONNE
Il s'agit de ce que vous courez risque de la vie.
M. DES MAZURES.
Cousine incomparable, je crois que vous avez raison . Je suis en danger de mourir d'impatience. Je cherche partout Mademoiselle votre fille; je la demande à tous les échos d'alentour: ils sont sourds à ma voix, et je ne puis trouver ma déesse. J'ai un torrent de belles pensées qui vont me suffoquer, si elle ne vient pas leur ouvrir le passage.
L'enthousiasme me possède; Inhumaine, barbare, accourez à mon aide ! LA BARONNE.
Eh ! mon Dieu ! trêve aux belles pensées. Je vous dis...
Angélique est un ange, et ses divins appas Font dans mon tendre cœur un terrible fracas. LA BARONNE.
Faites-moi la grâce de m'écouter?