ACTE III, SCÈNE V
M. DES MAZURES.
Ne craignez rien, belle Babet. Je ferai semblant d'ignorer tout ; mais je profiterai de ce que vous me dites.
fiABET.
Oh I pour cela, vous ferez fort bien. Croyez-moi, je vous parle en amie : ne songez plus à ma sœur, elle ne vous convient point; et je crois, sans vanité, que je ferai mieux votre affaire.
M. DES MAZURES.
Oui, mon cher cœur, vous avez tout Tesprit qu'il me faut. Plût au ciel que vous eussiez l'âge ae votre sœur, je vous épouserais tout à l'heure.
BABET
Eh bien ! je vais me dépêcher de devenir grande. Adieu, Monsieur, je me retire au plus vite ; car, si on nous trouvait ensemble, on soupçonnerait quelque chose.
Avant que nous nous séparions, il faut que je vous baise.
BABET, lui faisant la révérencet
Oh non ! je ne donne rien d'avance. Remettons cela après notre mariage.
(Elle lui fait plusieurs réTérences; et quand il est tourné, elle lui fait les cornes. Il se retourne vers elle, et elle lui fait une autre révérence, et s'enfuit.)