‹ Théatre choisiChapitre 408 sur 471 · LE COMTE, FINETTE · texte numérisé non relu

LE COMTE, FINETTE

FINETTE, à part.

Avec nous il faut l'associer. [ble :

Oui, oui, fourber un fourbe est une œuvre loua- J'en fais gloire. Il me voit.

LE COMTE, à part.

L'instant est favorable :

[Haut.]

Tâchons de la gagner. Finette vous rêvez?

Ah! ah ! C'est vous, Monsieur? Je songeais. .

LE COMTE

Vous avez Quelque affaire de cœur qui vous occupe ?

FINETTE

A l'âge Où je suis parvenue, on ne serait pas sage, Si 1 on ne suivait pas les mouvements du cœur. Le vôtre est-il tranquille? On vous trouve rêveur Depuis un certain temps ; et je gage ma tête Que quelque aimable objet a fait votre conquête.

LE COMTE

Ma foi ! tu gagnerais ; car je suis amoureux.

FINETTE

Tout de bon ?

LE COMTE

Tout de bon.

FINETTE

Par conséquent, heureux?

Qui vous résisterait?

LE COMTE

Ton ingrate maîtresse.

FINETTE

11 est vrai que Cléon a toute sa tendresse, Et vous vous exposez à soupirer longtemps.

LE COMTE

On peut faire changer les cœurs les plus constants ; Et celui d'une femme est toujours variable.

FINETTE

J'en juge par le mien. Vous ôles fort aimable, Encore jeune, et d'un rang qui se fait respecter : A de moindres appas on se laisse tenter. D'ailleurs, quand l'intérêt parle pour le mérite. C'est rarement en vain qu'il presse et sollicite.

LE COMTE, l'embrassaut.

Tu me charmes, Finette; et si j'ai ton secours, J'espère te devoir le bonheur de mes jours.

FINETTE

Est-ce de bonne foi que vous aimez Julie? Là ! parlez franchement,

LE COMTE

Je l'aime à la folie, Et j'entreprendrais tout pour mériter son cœur î

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