‹ Théatre choisiChapitre 417 sur 471 · ACTE I, SCÈNE VIIl · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIIl

CLÉON

Oui, je le suis; ton père en est le seul sujet.

Bon 1 C'est un vieux rêveur. Est-ce que lu l'écoutés?

CLÉON

II me fait des sermons...

LE MARQUIS

Fadaises ! Tu redoutes Un censeur envieux des plaisirs que tu prends?

CLÉON

Mais il m'ôte ta sœur.

LE MARQUIS

Et moi, je te la rends.

J'ai du crédit sur elle, et, malgré le bonhomme, Elle m'aime toujours. Je veux que l'on m'assomme. Si tu n'es son époux dans huit jours au plus tard. Tiens-toi gai, buvons frais, et nargue du vieillard ! Compte sur ma parole : elle est très positive. Mais, à propos, avant que notre monde arrive. Ecoute un mot.

[nie tire à l'écart.] CLÉON.

Hé bien ?

LE MARQUIS

Prôle-moi cent louis.

C LÉON, lui donnant sa bourse.

J'ai mille écus sur moi.

LE MABQUIS, la saisissant.

Bon, je m'en réjouis ; C'est autant d'avancé sur le présent de noce,

Quelqu'un entre céans.

LE COMTE

Oui, j'entends un carrosse.

LE MARQUIS

Que je vais m'en donner !

CLÉ ON, en souriant.

Oh î je n'en doute pas.

LE MARQUIS, prenant Cléon sous le bras.

Allons, vive la joie, et faisons grand fracas !

Destouches. 2 8

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