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ACTE m, SCÈNE V

PASQUIN

Ma foi, C'est très bien dit.

GÉRONTE

D honneur, à la fin, je me pique, Et je m'en vais vous faire un présent magnifique, Pour vous récompenser de tout ce que j'apprends.

[il tire une petite bourse de cuir.]

Tenez, mon cher neveu, voilà quatre cents francs Que je vous donne.

CLÉON

A moi?

GÉRONTK.

Faites-en bon usage ; Je serai libéral tant que vous serez sage.

CLÉON, en souriant.

Vos libéralités sont touchantes.

PASQUIN, bas à Cléon.

Prenez.

CLÉON, bas à Pasquin en lui donnant la bourse.

Tiens, Pasquin.

PASQUIN, bas à Cléon,

Grand merci !

GÉRONTE, à Géon.

Comment, vous lui donnez Mon argent?

PASQUIN

Oui, Monsieur ; mais c'est pour sa dépense. Comme c'est en moi seul qu'il met sa confiance, Il me charge du soin d'acheter, de payer.

GÉRONTE

Mais, n'es-tu point fripon? Songe à bien employer Cette somme : après tout, elle est considérable.

PASQUIN

Aussi servira-t-elle à défrayer sa table Pendant plus d'un grand mois.

GÉRONTE, embrassant Cléon.

Ah ! Je suis enchanté.

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