‹ Théatre choisiChapitre 48 sur 471 · SCÈNE XIll · texte numérisé non relu

SCÈNE XIll

VALÈRE, PASQUIN

VALÈRE

Qu'as-tu, Pasquin?

PASQUIN

Rien ; ce n'est qu'une volée de coups de bâton que j'ai pensé recevoir pour l'amour de vous.

VALÈRE

Pour l'amour de moi? Et qui est le maraud qui a voulu te traiter de la sorte ?

PASQUIN

C'est monsieur votre père.

VALÈRE

Je ne comprends rien à ce discours. Est-ce que tu plaisantes?

PASQUIN

Non vraiment. La tante de Clitandre vient d'assurer monsieur Oronte que nous n'avons pas approché du château de son neveu.

VALÈRE

Ah I la vieille folle ! Elle a juré de me déses- * pérer. Ce n'est pas encore là tout le mal qu'elle me fait.

PASQUIN

Je sais qu'elle a le diable au corps.

28 LE TlUPLE MARIAGE.

VALÈRE

Tu n'ignores pas qu'elle m'aime depuis deux ans, et qu'elle veut absolument que je soupire pour elle.

PASQUIN

Cela est vrai. Je vous ai un peu aidé à la tromper, et vous en avez tiré d'assez bonnes nippes,

VALÈRE

La voici qui va me persécuter encore.

PASQUIN

Laissez-moi faire ; je vais lui.donner son congé.

Page 1