SCÈNE DERNIÈRE
ORONTE, ISABELLE, VALÈRE, NÉRINE, PAS- QUIN, JAVOTTE, JULIE, CLÉ ON, L'ÉPINE.
ORONTE
Allons, allèns, je vois bien qu'il en faut passer parla ! Qu'on avertisse Cléon que je le reçois pour mon gendre, mais à condition qu'il n'aura mon bien qu'après ma mort.
CLÉON, se démasquant.
J'accepte celte condition, du meilleur de mon cœur, et je suis trop heureux que vous daigniez m'accorder Isabelle, qui m'est cent fois plus précieuse que tous les biens du monde.
ORONTE
Ah I Monsieur le maître à danser, vous montriez donc à ma fille, sans ma permission ? Oh çà! mes enfants, je vous pardonne vos fautes et vos folies, mais à condition que vous me pardonnerez les miennes.
VALÈRE
Comment donc, mon père ?
OllONTE.
Je me suis marié secrètement aussi, moi qui vous parle.
PASQUIN
Sans notre consentement?
ORONTE
Je ne voulais point déclarer cette affaire, de peur de vous chagriner ; mais voici l'occasion de nous excuser tous mutuellement.
VALÈRE
Faites-nous voir noire belle-mère, et nous la recevrons avec tout le respect et toute la tendresse que nous vous devons.
ORONTE
Elle est aussi de la mascarade, et c'est pour elle que j'avais fait la lôte. Daignez vous montrer,
Madame, et recevoir ces jeunes époux pour vos enfants.