SCÈNE I
GÉRONTE, HORACE, tous deux vêtus à la turque. GÉRONTE.
Enfin, après un long et pénible voyage, Si souvent menacé des vents et de l'orage, Grâce à l'heureux démon qui gouverne mon sort, Je revois mon pays et me retrouve au port, En état de te rendre, ô ma chère patrie, Quand la Parque voudra disposer de ma vie, De ces membres usés les cendres et les os, Et remettre en ton sein ces funèbres dépôts. Ne vois-je pas Anselme? Oh! l'heureuse nouvelle Dont je vais réjouir un ami si fidèle I
Anselme ! Mais d'où vient qu'il détourne ses pas? Quoi! mon plus cher ami ne me reconnaît pas? Et de Géronte Anselme a perdu la mémoire !