SCÈNE V PALMIRAS, NARSÉE, ARTANASDE
ARTANASDE.
Seigneur, on vous souhaite avec impatience;.
On voit l'esprit du roi si fort irrésolu
Qu'il change à chaque instant tout ce qu'il a conclu.
Ayant vu Gosroès dedans sa frénésie,
Une si vive alarme a son âme saisie
Qu'en son inquiétude, incertain et confus,
En moins que d'un moment il veut et ne veut plus.
41)8 ÇQSflOljSS.
Tous vos travaux sont vains, si, réduit à ce terme, Son esprit ne reprend une assiette plus ferme, Et l'on n'attend, Seigneur, cet effort que de vous.
BJLMIRAS.
De nos têtes, ô ciel, détourne ton courroux! Sauve un roi trop pieux de sa propre faiblesse, Et ceux qu'en son parti sa fortune mt$r§sse.
(A Narsée.j
Voyons le roi, Madame; Artanasde et sa sœur Achèveront pour moi de vous ouvrir mon cœur. Et, moins intéressés, me feront mieux entendre.
NARSÉE, à part.
Dieux ! quelle est cette énigme, et qu'y puis-je comprendre ? Quel jour puis-je firer de tant d'qbsçurité. Et quelle foi dévrai-je à cette vérité?