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SCÈNE X

Les pricécUntSy clotalde, de la coulisse»

CLOTALDE (h part,)

Je désire ramener Sigismond ; car enfla je l'ai élevé. Mais que vois-je ?

ROSAURA (à Sigismond).

Je fais grande estime de votre faveur ; uo i éloquent sera ma réponse. Q.uand l'esprit se saisi, c'est parler mieux, seigneur^ que taire.

SIGISMOND

Ne vous éloignez pas, attendez. Gommer:

vous laisser ainsi ma raison dans In tfeQh\)\

ROSAURA.

Cette permission, je la demande à Votre Altesse.

SIGISMOND

Me quitter si brusquement, ce n'est pas en demander la permission, c'est la prendre.

ROSAURA. «

Cependant, si vous ne me la donnez pas, je compte la prendre.

SIGISMOND

Vous serez cause que de poli je vais devenir grossier ; car la résistance tue infailliblement ma patience.

ROSAURA.

Eh bien ! quand cette fureur, cet emportement triompherait de votre patience, je ne veux pas la mettre à bout, mon respect ne l'oserait et ne le permettrait pas.

SIGISMOND

Seulement pour voir si je le pourrai, vous réussirez à me faire perdre les égards pour votre beauté. Car je suis très enclin à exécuter l'impossible. J'ai aujourd'hui jeté un homme de ce balcon, parce qu'il disait que cela ne se pouvait. Ainsi, pour voir si je puis, c'est une chose décidée, je vous ferai subir le même traitement (i).

CLOTALDE (à part).

Il s'opiniâtre beaucoup. Que dois-je faire, ô ciel,

(i) AsipoT ver à pvia^o. cobs. ç&\ka."ûa., qjie arrojaré tu honor por la veTitatLa.

quand je vois, grâce à un fol emportement, mon honneur exposé une seconde fois.

ROSAURA.

Ce n'est pas en vain que votre tyrannie annonçait à ce malheureux royaume d'horribles excès, des crimes, des trahisons, des fureurs, des meurtres. Mais que peut-on attendre d'un homme qui n*a d'humain que le nom, qui est audacieux, inhumain, cruel, orgueilleux, barbare et impitoyable, qui a été élevé parmi les bêtes féroces ?

SIGISMOND

Pour vous empêcher de me dire ces injures, je m'étais montré courtois, dans la pensée qu'ainsi je vous gagnerais. Mais si je suis un scélérat, en vous parlant comme je l'ai fait, vous le direz pour tout de bon, vive Dieu, je vais me venger de vous Çi). {Clairon sort.)

ROSAURA.

Je me meurs. Prenez garde...

SIGISMOND

Je suis intraitable, et tu prétends vamement ti^Sr

doucir.

CLOTALDE (àpodj.

Oh 1 quelle terrible situation I je vais paraître Tarrêter, quand il devrait me tuer, (biuifi Sdgneûr, prenez garde, faites attention...

(i) Has de decirlo> vive Dios por todo— ho!:^. nos solos, y esa pjpta se cierre, y i» e«i«^x

$8 la vie est un songe.

s:gismond.

Tu me provoques une seconde fois, vieux décrépit, vieux fou I Fais-tu si peu de cas de mon courroux et de ma férocité ? Conmient es-tu arrivé îusqu'ici ?

CLOTALDE.

Appelé par les accents d'une vcnx qui vous disait de vous montrer plus traitable, si vous désirez régner ^ et non d'être cruel, parce que vous vous voyei le maitre. Car ceci est peut-être un songe.

SIGISMOND

Tu provoques ma rage, en me parlant d'une désilr Insion. Je verrai bien, en te donnant la mort, si c'est songe ou réalité. (12 tire son épée^ clotalde la saisit d se jette à genoux,)

CLOTALDE.

J'essaie de ce moyen pour sauver ma vie.

SIGISMOND

Ote ta main de ce fer.

CLOTALDE.

Jusqu'à ce qu'il vienne du monde, pour contenir votre emportement et votre colère, je ne vous lâcherai pas.

ROSAURA.

Ah, ciell

SIGISMOND

Lâche-moi, te dis-je, vieux fou, barbare, ennemi, OU je m'y prends autrement, en t'étouffant dans mes bras. Çh luttent.^ ^

ROSAURA.

Accourez tous, vite; on tue Clotalde. ÇEÎle se

sauvej

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