SCÈNE XV
ÉTOILE, KOhAUKA paraissant.
ROSAURA {à part). Je n'ai pu rien entendre ; je craignais d'être vue,
ÉTOILE
Astrée.
ROSAURA.
Madame.
ÉTOILE
Je suis heureuse que ce soit toi qui viennes i7i ; parce que, ^Xo\ ^t\3l^m^"CL\^\^ ^uis confier mon secret.
ROSAURA.
Vous faites trop d'honneur, madame, à votre servante.
ÉTOILE
Depuis le peu de temps qu'il y a que je te connais, Astrée, tu as la clef de ma volonté. A cause de cela, et à cause de ce que tu es, je m'enhardis à te confier ce que je me suis caché à moi-même bien des fois.
ROSAURA.
Je suis votre esclave.
ÉTOILE
Eh bien I pour te le dire en peu de mots, mon cousin Astolphe (il suffit de l'appeler mon cousin, parce qu'il y a des choses qui se pensent et ne se disent pas), mon cousin Astolphe doit m'épouser, si la fortune permet qu'un seul bonheur compense tant de disgrâces. J'ai été fâchée que le premier jour il portât» suspendu à son cou, le portrait d'une dame. Je lui en parlai poliment ; il est galant et il m'aime ; il sortit pour aller le chercher et il va me l'apporter ici. J'éprouve beaucoup d'embarras à le recevoir de sa main. Reste ici, et quand il viendra tu lui diras qu'il te le remette. Je ne t'en dis pas davantage : tu es discrète et belle, tu sais bien ce que c'est que l'amour. (^Elle s* en va.)