SCÈNE IV
lUtiBE, CHILlItOUN.
CHIUNDUK.
Pour venir roui trouver, 1'^ travenf bout i l'autre.
EUlbBB.
Q}i'y-a-t-il, ami?
CHILINDRIN.
Deux nouvelles assez mauvaises.
EUSÈBE
Tu m' affliges en même temps que tu m'ef&aies, quelles sont-elles ?
CHILINDRIN.
La première (je voudrai ne pas vous la dire). Le père de Lisard a reçu....
EUSÈBE
Achève, j'attends la suite.
CHIUNDRIN.
Commission de vous prendre ou de vous tuer.
EUSÈBE
Je redoute plus l'autre nouvelle, parce que J'éprouve un trouble extrême qui fait refluer toute ma vie au cœur, me présageant un naalheur prochain. Qji'estil arrivé?
CHILINDRIN.
Julie...
EUSÈBE
Je ne me trompe pas, quand je prévois des chagrins, puisqu'en m'annonçant un malheur, tu commences par nommer Julie ? Cela suffit pour m'attrister. Maudite soit la cruelle étoile, qui m'a forcé à ce combat 1 Enfin, poursuis, Julie...
CHILINDRIN.
Est dans un couvent séculier,
EUSÈBE
La rési^ation me manque. Qjiele ciel me punisse,
par une vengeance si cruelle, de mes désirs trompés, de mes espérances détruites I J'en viens à être jaloux du ciel même, parce qu'il m'épargne, mais quand je suis si coupable, que je vis en tuant, que je me nourris en volant, je ne puis devenir pire que ce que j'ai été. Qjie le dessein s'exécute proraptement, puisque la résolution est désespérée. Appelle Celio et Richard. Je meurs d'amour !
CHILINDRIN.
Je vais les chercher. (2Z sort,)