CALDERON T. II
LA VANITÉ
C'est lïioijla Vanité humaine, qui, engendrée dans les enfers, suis née panni les hommes, et qui habite la sphère céleste ; je viens, pour placer ta statue, te dédier ce temple, que j'ai construit de plumes dans les airs.
BALTHASAR
Quels triomphes superbes ! quels applaudissements flatteurs ! OfFre-moi, Idolâtrie, des autels, de l'encens, qu'on adore mes statues, comme des idoles souveraines. Toi, Vanité, monte, monte à l'Empire, prends la couronne ; que Fune se distingue, en prenant son essor ; l'autre, en descendant vers la terre.
(La statue descend et la tour monte; les detix divinités chantent,)
l'idolâtrie.
Descends, statue, descends ; va au devant des adorations.
LA vanité.
Monte, et sois étemel, temple de la vanité.
l'idolâtrie.
Hâte-toi, descends.
LA VANITÉ
Prends ton vol, monte.