‹ Théatre choisiChapitre 147 sur 155 · CALDERON T. II · texte numérisé non relu

CALDERON T. II

LA VANITÉ

C'est lïioijla Vanité humaine, qui, engendrée dans les enfers, suis née panni les hommes, et qui habite la sphère céleste ; je viens, pour placer ta statue, te dédier ce temple, que j'ai construit de plumes dans les airs.

BALTHASAR

Quels triomphes superbes ! quels applaudissements flatteurs ! OfFre-moi, Idolâtrie, des autels, de l'encens, qu'on adore mes statues, comme des idoles souveraines. Toi, Vanité, monte, monte à l'Empire, prends la couronne ; que Fune se distingue, en prenant son essor ; l'autre, en descendant vers la terre.

(La statue descend et la tour monte; les detix divinités chantent,)

l'idolâtrie.

Descends, statue, descends ; va au devant des adorations.

LA vanité.

Monte, et sois étemel, temple de la vanité.

l'idolâtrie.

Hâte-toi, descends.

LA VANITÉ

Prends ton vol, monte.

Page 1