SCÈNE XI
Un-terrain devant les murs d'un couvent. Il hit nuit. EUSÈBE, RICHARD, ctLio portant une ichelU.
RICHARD
Arrive sans bruit, et mets l'échelle de ce côté.
EUSÈBE
Je vais être Icare, moins les ailes ; Phaéton, moins le char de feu ; je prétends escalader le soleil, et si la lumière veut m*aider, j'irais même au delà du firmament. Qjiand je serai monté, retirez cette échelle et attendez que je vous fasse signe. Celui qui s'expose à monter, qu'il monte d'abord ; qu'il descende ensuite blessé, et réduit en cendres, la douleur qu'il éprouvera en descendant ne peut le faire renoncer à la gloire d'être monté.
RICHARD
Qji'attendez-vous ?
CÉLIO
Opel obstacle arrête votre orgueilleux dessein ?
EUSÈBE
A^e royez-vous pas cette flamme qui me menace ?
DEUXIÈME JOOR'NÉE, 59
MCHARD.
Seigneur, ce sont des fantômes forgés par la peur.
EDSÈBE.
Moi avoir peur !
CÉLTO.
Montez.
EDSÈBE.
Je monte. Qîioique aveuglé par un tel éclat, je me jette dans les flammes. Le feu de l'enfer ne me pourrait arrêter. (U monte et entrer}
CÉUO,
n est entré.
RICHARD
Cest une imagination provenant de son cfïroi et qui domine son esprit, ou bien c'est une illusion.
C&UÛ.
Retire Péchelle.
RICHARD
Nous devons l'attendre ici iusqu^au jour.
CÊUO.
Il y a eu de la hardiesse à entrer ; cej^ndAnt {i serais plus content d^être avec ma paysanne ; mAtl ensuite, il y aura temps pour tout. (Ils ïm vçnt^