SCÈNE IX. GIL, MENGA, BRAS, TIRSO et autres villageois
MENGA.
A eux, ils sont en fuite I
BRAS
Il ne faut pas qu'il en reste un seul en vie.
MENGA.
Un d'eux s'est caché près d'ici.
JRAS.
Mort à ce brigand !
GIL
Regardez, c'est moi.
MENGA.
Le costume nous a déjà fait voir qu'il est de la bande des brigands.
GIL
Le costume vous en a menti, comme un grand coquin qu'il est.
MENGA,
Frappe-le, toi.
BRAS
Bats-le, te dis-je.
GIL
Je suis assez frappé, et assez battu, faites attention.
TIRSO
Tu n'as pas besoin de nous avertir ; tu es un brigand.
GIL
Regardez-moi, je suis Gil, est-il entêté ?
MENGA.
Que ne parlais-tu auparavant, Gil ?
TIRSO
Mais, Gil, tu ne l'avais pas dit ?
GIL
Comment auparavant, quand dès le commencement je vous ai dit que c'est moi ?
MEXGA.
Qpe fais-tu ici ? ^
GIL
Ne le Yois-tu pas ? J'offense Dieu dans le cinquième commandement ; je tue à moi seul plus qu'un médecin et qu'un été travaillant ensemble.
MENGA.
Quel est ce costume ?
TROISIÈME JOURNÉE. 8l
Voilà le diable. J'ai tué un brigand, et je me suis mis son habit.
MEKGA.
Eh bien, dis, comment n'est-il pas taché de sang, si tu Tas tué ?
GIL
Cela se comprend ; il est mort de peur, en voilà la raison.
MENGA. •
Viens avec nous, nous sommes vainqueurs, à la poursuite des brigands, qui ont lâchement pris la fuite.
GIL
Plus de cet habit, quand je devrais grelotter de froid. {Ils ien vont,)