SCÈNE XI
Les pficidentSt octave etUms Us paysans.
De la vallée la plus profonde îusqu^an plus haat " sommet de cette montagne, il n^n est pas resté un seul vivant ; Eusëbe seul s'est échappé, parce que c: soir enfuyant...
EUSÈBE
Tu mens ; Eusèbe n'a jam^s été lâche.
TIRSO
Est-ce ici, Eusèbe ? Qji'il meure î
EUSÈBE
Approchez, villageois I
CURCIO.
Arrête, Octave, attends.
OCTAVE
Comment, seigneur, vous qui devez nous animer, vous reculez maintenant !
BRAS
Vous défendez un homme qui a trempé son fer dans votre sang et porté le déshonneur dans votre famille I
GIL
Un homn\e qui a eu la hardiesse de ravagej: toute cette montagne I qui n'a pas laissé dans le village, ni un melon, ni une jeune fille sans y goûter ! Il a tué tant de monde, comment pouvez-vous le défendre ?
OCTAVE
Qjae dites-vous, seigneur ? qut prétendez-vous ?
CURCIO.
Attends, écoute (triste accident I), combien il vaut mieux qu'il aille en prison à Sienne ? Rends-toi prisonnier, Eusèbe ; Je te promets et je te jure, foi de gentilhomme, de venir à ton aide ; je serai ton avocat, quoique partie dans le procès.
* EUSÈBE
A Curcio seul je me rendrais, mais à mon juge je ne le puis ; car pour lui c*est le respect qui m'inspire, pour l'autre ce serait la crainte.
OCTAVE
Mort à Eusèbe I
CURCIO.
Fais attention...
OCTAVE
Quoi, vous voulez le défendre ? vous êtes traitre envers votre patrie.
CURCIO.
Mo? traitre ? Puisqu'ils m'insultent de cette manière, pardonne-moi, Eusèbe, si je dois être le pre- • mier à te donner une aussi triste mort.
EUSÈBE
Retirez-vous de devant moi, seigneur, votre vue me trouble. En vous voyant, je ne doute pas que vos gens ne vous regardent comme mon bouclier. ÇIls sortent tous en attaquant Eusèbe S)