SCÈNE XI
LAURE, ctLiKf .rétif ant sa mante,
Madame !
LAURE
au'y a-t-il ?
CÉLIA.
Que j'ai joué moû rôle, et pas trop mal, je m'en flatte. Ainsi que voire beauté consente à vivre ! J'entrai chez lui et lui dis que j'allais faire une commission, et que, passant par hasard dans sa rue, j'avais voulu le voir, ne fût-ce qu'un instant. Alors avec un soupir qui aurait attendri le marbre et le bi'onze, il s'informa de vous, tout troublé et tout hors de lui. Alors je lui exagérai votre ressentiment, et lui dis que si par hasard vous saviez que je fusse allé le voir, vous me tueriez. Et comme une idée qui venait de moi, je lui demandai pourquoi il ne venait pas par moments vous donner des .explications et vous apaiser ? Il me répondit, que vous étiez si irritée que vous ne vouliez pas l'écouter. Je lui dis de venir, que moi, à quelque risque que je m'expose, je le ferais entrer dans votre appartement, pourvu qu'il ne dit jamais que le l'avais amené. Il me jura le secret et approuva
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la démarche. Il attend vis-à-vis de la porte que je lu' donne le signal ; je vais le lui donner, puisque mua maître n'ejt pas â la maisan. VoiM tout ce qui s'est passé. (£W« sort.)
Appelle-le donc, puisque, malgré la jalousie qu'il me donne au wiet de Nise,. je déâre voir comment il se disculpera, tant je suis prête à oublier la faute. Car plus une femme se montre jalouse, irritée et même furieuse, plus alors elle désire des explication» quoiqu'elle ne les croie pas. Le mal de la jalousie est si étrange, qu'il se hisse guéiîr même pat le mensonge. El quand je ne devrais pas être détrompée, j'obtiendrai au moias qu'il me parle.