‹ Théatre choisiChapitre 65 sur 155 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les précédents y fabio.

FABio (en dedans), Holi, descendez de la lumière !

LAURE

Il est déjà ici.

CÉLIA.

C'est fait, voilà ! (elle prend une lumière et soH,)

FÉLIX

Puisque, comme vous le dites, il a pris la clef de cette porte, il est Certain qu'il n'y a pas moyen de sortir. Ainsi, je vais me cacher dans ce cabinet. (1/ va pour entrer dans le cabinet où se trouve usard, laure^ se met devant lui.)

LAURE

Attendez, attendez, il ne faut pas entrer ici.

FÉLIX

Pourquoi ?

Parce que c'est toujours là que mon père reste à écrire une grande partie de la nuit.

FÉLIX

Vive Dieu I ce n'est pas pour cela. Car en entr' ouvrant la porte j'ai vu dans l'intérieur une ombre,

LAURE

Regardez....

FÉLIX

Qp'ai-je à regarder ?

LAURE

Prenez garde....

FEUX

Je ne crains rien.

LAURE

Que mon père entre déjà.

FÉLIX

Ah I malheur I dans quel embarras me trouvé-je ? Si je fais quelque esclandre, j'apprends à Fabio l'affront qui lui est fait, si je me tais, ie souffre celui que je reçois.

FABIO

(En entrant,) Vous ici, Félix ? 4iu'est-ce que cela veut dire ?

LAURE (à part à Félix).

Attention, pour Dieu, à ce que vous allez faire* Avec un gentilhomme, l'honneur des femmes est toujours en sûreté.

FÉLIX {a pari), C^est vrai, dissimuler est* le meilleur parti, si la jalousie peut dissimuler. (Haw^) Je viens chercher ma sœur, qu'on m'a dit être ici.

FABIO

Je viens de la laisser chez elle ; je lui ai servi tout à l'heure de cavalier.

LAURE

C'est justement ce que je lui répondais.

FÉLIX

Dieu vous rende l'honneur que vous avez fait à ma sœur !

FABIO

Elle vous attend chez elle.

DEUXIÈME JOURNÉli. I47

FÉLIX (à/îrt/Y).

Je ne sais, hélas, ce que je dois faire, rester ici, est une imprudence ; m'en aller en laissant un homme ici, est une folie; faire une esclandre dans la maison, je le dédaigne ; l'attendre dans la rue, s'il y a deux portes, je ne le puis moi tout seul. Oh I que n'ai-je amené avec moi Lisard, qui est un véritable ami ! Mais j'ai trouvé un moyen. {Haut.') Adieu.

Dieu vous garde !

FÉLIX {à part).

Je vais voir aujourd'hui, vive Dieu ! s'il est vrai que la fortune aide l'audace, (félix sort précipitamment , FABIO le conduit jusqiià la porte ; cÈiiAprend une lumitre et s'en î;fl,FABio prend une autre lumiire.)

FABIO

Éclaire don Félix, Célia ; Laure, entre dans cette chambre, j'ai à le parler seul à seule.

LAURE {à parf).

Autre embarras, ô ciel I que me veut mon père ? Ah, Laure 1 comment ceci finira-t-il ? (^Ils sortent,)

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