SCÈNE XVIII
Les précédents j margelle, avec sa manie\ Sylvie sans moitié. {Elles s^ arrêtent à PetUrée.)
syLvie.
Refléchissez à ce que vous entreprenez.
MARCELLE
Ne me dis rien, je ne suis pas disposée à écouter un mot. Il s'en va aujourd'hui, me dis-tu ?
SYLVIE
Oui,-
MARCELLE
Eh bien! pourquoi t*étonnes-tu de voir mon amour faire des folies? Sans doute Laure lui a dit qui je suis, et il me fuit.
SYLVIE
Si vous le craignez, que prétendez-vous alors ?
MARCELLE
Lui parler ouvertement. Puisque mon frère n'est pas encore rentré à cette heure, il ne viendra que quand on lui aura porté son manteau et son rabat, ou à la nuit. Toi, Sylvie, attends-moi à cette porte. (SYLVIE sort,)
LisARD. (Sans la voir).
Vois si Félix est arrivé.
CALLEBASSE
Félix, non, mais la dame voilée est venue.
LISARD.
Qjje dis-tu ?
CALLEBASSE
Ecce quant amas,
MARCELLE
Seigneur Lisard, je ne sais s'il est bien poli de s'en aller, sans prendre congé d'une femme qui vous aime.
LISARD.
Vous avez eu sitôt la nouvelle' de mon départ ?
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Enfin vous part«.
USARIJ,
Oui, pour ïdus fuit ; vvHiï iWï la ^-ausc île m.»n
MARCKI.1.K, Je condus Je U que vmis sjivc< qui |c suis (je Mi« tûute £mue!},ct si p.iur Tavciit »u vou* vi«a hiclti-» en chemin, que Dieu vous cimilulac I M^b tciH>in)ur; que nous en sommes cnusc, vous et nw\ t iiilpDuttilc à l'une de le dire, impouîblc & l'autre île riuii»rer>
USARD.
Je ne comprends pas, car (c'est la vititii pure) |e ne sais de vous que ce que j'ai appris de viius-mCnic et le peu de confiance que vous avcx en mul décide à m'en aller. (Callehassi! regarde au Mors.)
CALLKBASSB.
Eli ! don F£lix entre par la salle.
MARCELLE
Ah ! malheur I
LISARD.
Pourquoi vou» troubler ? qu'avez-voui i CCOiAdl
ncnic I vul nM
l60 MAISON A DEUX PORTES.
MARCELLE
C'est vrai. Mais puisque mes infortunes s'accumulent et viennent ainsi m'accabler, sachez qui je suis... je ne peux pas, je ne peux articuler un mot. Voici qu'il entre ; ma vie est entre vos mains, gardez-la. Je me cache ici. (^Elle va se cacher,)
LISARD.
Ciel I tirez-moi de mes doutes. Elle est certainement sa maîtresse, puisqu'elle a tant de peur de lui,