‹ Théâtre choisi (volume 2)Chapitre 191 sur 488 · V. Gr · texte numérisé non relu

V. Gr

174 C.INNA

Comme vous l'imitez, faites Ja niômr chose,

Et formez vos remords d'une plus juste cause ,

De vos lâches conseils, qui seuls ont arrêté

Le bonheur renaissant de notre liberté : su

C'est vous seul aujourd'hui qui nous l'awz ôtée;

De la main de César Brute l'eût acceptée,

Et n'eût jamais souffert qu'un intérêt léger

De vengeance ou d'amour l'eût remise en danger.

N'écoutez plus la voix d'un tyran qui vous aime, 8*!

Et vous veut faire part de son pouvoir suprême;

Mais entendez crier Borne à votre côté :

« Bends-moi, rends-moi, Cinaa, ce que tu m'as ôlc;

« Et si tu m'as tantôt préféré ta maîtresse ,

« Ne me préfère pas le tyran qui m'oppresse! » 8»(

ci\.\A

Ami , n'accable plus un esprit malheureux

Qui ne forme qu'en, lâche un dessein généreux.

Envers nos citoyens je sais quelle est ma faute,

Et leur rendrai bientôt tout ce que je leur ôte;

Mais pardonne aux abois* d'une vieille amitié1 8»!

Qui ne peut expirer sans me faire pitié ,

Et laisse-moi, de grâce, attendant Emilie,

Donner un libre cours à ma mélancolie* :

Mon chagrin t'importune, et le trouble où je suis

Veut de la solitude à calmer tant d'ennuis '. soc

MAXIME

Vous voulez rendre compte à l'objet* qui vous blesse De la bonté d'Octave et de votre faiblesse; L'entretien des amants veut un entier secret. Adieu. Je me retire en confident discret.

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