V. G,-., 11. I 2. Y. Versir:. Rythme
JfU
Elle n'en conçoit point qui s'expliquent sans honte: 58s
Et c'est à ce mot seul qu'a résisté le Comte. 11 trouve en son devoir un peu trop de rigueur. Et vous obéirait, s'il avait moins de cœur. Commandez que son bras, nourri dans les alarmes, Répare cette injure à la pointe des armes; /e?S90
Il satisfera, Sire; et vienne qui voudra, Attendant qu'il l'ait su , voici qui répondra
D. FERNAND
Vous perdez le respect : mais je pardonne à l'âge,
Et j'excuse l'ardeur en un jeune courage*.
Un roi dont la prudence a de meilleurs objets
Est meilleur ménager du sang de ses sujets :
Je veille pour les miens, mes soucis les conservent ,
Comme le chef a soin des membres qui le servent.
Ainsi votre raison n'est pas raison pour moi ;
Vous parlez en soldat, je dois agir en roi;
Et, quoi qu'on veuille dire, et quoi qu'il ose croire ,
Le comte à m'obéir ne peut perdre sa gloire.
D'ailleurs l'affront me touche; il a perdu d'honneur
Celui que de mon fUs j'ai fait le gouverneur;
S'attaquer à mon choix, c'est se prendre à moi-même
Et faire un attentat sur le pouvoir suprême
N'en parlons plus. Au reste*, on a vu dix vaisseaux
De nos vieux ennemis arborer les drapeaux;
Vers la bouche du fleuve ils ont osé paraître.
D. ARIAS
Les Maures ont appris par force à vous connaître ,
Et tant de fois vaincus , ils ont perdu le cœur
De se plus hasarder contre un si grand vainqueur.
D. FERNAND
Ils ne verront jamais, sans quelque jalousie,
Mon sceptre, en dépit d'eux, régir l'Andalousie;
Et ce pays si beau, qu'ils ont trop possédé, Oio
Avec un œil d'envie est toujours regardé.
C'est l'unique raison qui m'a fait dans Séville1
Placer depuis dix ans le trône de Castille ,
Pour les voir de plus près, et d'un ordre plus prompt
Renverser aussitôt ce. qu'ils entreprendront. 0-20