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PETIT VOCABULAIRE DE LA LANGUE DE CORNEILLE

Remarques. — 1° Si la langue de Corneille manque souvent de propriété, et par suite de clarté dans les œuvres secondaires, elle est du moins aussi pure que correcte : les prétendus néologismes qu'y a relevés Voltaire, comme invaincu, exorable, ont de nombreuses autorités avant et pendant le XVIIe siècle.

2° Les mots sont pris volontiers dans leur sens étymologique. Voir, par exemple, idée, fantaisie, funeste, etc.

3° Les termes ont souvent une force qu'ils ont perdue avec le temps. Voir, par exemple, ennui, déplaisir, étonner, fâcher, etc.

Abîmer, plonger, précipiter dans

l'abîme, Hor., 746.

Abois : 1° appel pressant, Cm., 855;

2° dernière extrémité, Nie, 1261.

Rac. : adbaubari, se dit des

chiens qui aboient en forçant le

cerf.

Abolir, effacer une faute et supprimer toutes poursuites par un

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