SCÈNE VI
D. FERNAND, D. DIÈGUE, D. ARIAS, D. S ANCHE, I). ALONSE, CHIMÈNE, ELVIRE
i.HIMKXE
Sire , il n'est plus besoin de vous dissimuler
Ce que tou^ mes efforts ne vous ont pu celer.
J'aimais, vous l'avez su; mais, pour venger mon père.
J'ai bien voulu proscrire une tête si chère : t"2G
Votre majesté. Sire, elle-même a pu voir
Comme j'ai fait céder mon amour au devoir.
Enfin Rodrigue est mort, et sa mort m'a changée
D'implacable ennemie en amante affligée. 1730
J'ai dû cette vengeance à qui m'a mise au jour.
El je dois maintenant ces pleurs à mon amour.
Don Sanche m'a perdue en prenant ma défense ;
Et du bras qui me perd je suis la récompense!
Sire, si la pitié peut émouvoir un roi, 1735
De grâce , révoquez une si dure loi ;
1. Hermione reprochant à Oreste I mirable a Qui te l'a dit ?» n'a rien à enle meurtre de Pyrrhus, n'a pas plus vier au développement de cette longue de véhémence ; mais la brièveté de l'ad- I et déplaisante méprise.
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