ACTE m, SCÈNE I
CIN.NA
Ce ne peut èlix' un l)ieii quelle daigne estimer, Quand il vient d'une main lasse de l'opprimer: Elle a le cu.'ur Iroj» bon pour se voir avec joie Le rebut du tyran dont elle fut la proie; Kt tout ce ({ue la gloire a de vrais partisans Le hait trop puissamment pour aimer ses présents.
MAXIMK.
Donc ])oui- vous .-Emilie est un objet de haine?
CIN.NA
La recevoir de lui me serait une gène ;
Mais quand j'aurai vengé Remèdes maux soulTerls,
Je saurai le braver jusque dans les enfers.
Oui, quand par son trépas je l'aurai méritée,
Je veux jointlie ù sa main ma main ensanglantée,
L'épouser sur sa cendre, et qu'après notre elfort
Les présents du tyran soient le piix de sa mort.
MAXIMK.
.Mais ra|»{tarencc, ami, que vous puissiez lui plaire Teint du sangde celui qu'elle aime comme un père? Car vous n'êtes pas homme à la violenter.
CINNA
Ami, dans ce palais on peut nous écouler, El nous parlons peut-être avec trop d'imprudence Dans un lieu si mal jiropre à notre conlidence: .Sortons, (pi'en sûreté j'examine avec vous. Pour l'u venir à bout, les moyens les plus doux.