‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 114 sur 373 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CIN.NA

Donne un plus dii>ne nom au glorieux empire Du noble sentiment que la vertu m'inspire, Htcpic riiomuMir oit|iosc au coup précipité Do mon in.LTalitude et de ma làclielé ; Mais plutôt continue à le nommer faiblesse, Puiscpi'il devient si faible au|irès d'une maîtresse, Qu'il lespecte un amour qu'il devrait étoutfer. Ou que, s'il le condiat, il n'ose en triompher. Kn ces extrémités ({iiel conseil dois-Je prendre? De quel côté pencber?à quel parti nu.^ rendre? Qu'une âme irénéreuse a de pfine à faillir! Quelque fruit ({uo par là j'es[>érc de cueillir, Les douceuis de l'amour, celles de la vengeance, La ffloire d'ail'rancliir le lieu de ma naissance. N'ont point assez d'appâts pourllatter ma raison, S'il les faut acquérir par uni; trahison. S'il faut percer le Uanc d'un |)rince mai^nanime Qui du peu (pie jt; suis fait une telle estime. Qui me comble d'honneurs, «jiii m'accable de biens, Qui ne jueud f)Our ré^fner de conseils que les miens. 0 couplô trahison trop indigne d'un homme! Dure, dure à jamais l'esclavage^ de Rome! Périsse mon amour, périsse mon espoir, Plutôt (pie de ma main parte un crime si noir! Quoi ! ne m'olfre-t-il pas tout ce que Je souhaite, Ktepi'au prix de son sang ma passion achète? Pour jouir de ses dons faut-il l'assassiner? Et faut-il lui lavir ce qu'il me veut donnei'? Mais Je dépends de vous, ô serment téméraire ! 0 haine d'/Emilie!ô souvenir d'un père!

Ma foi, mon cœur, mon bras, tout vous est engagé, Kt Je ne puis plus rien que par votre congé: C'est à vous à régler ce qu'il faut que Je fasse. C'est à vous, /Emilie, à lui donner sa grâce; Vos seules volontés président à son sort, RL tiennent en mes mains et sa vie et sa mort. 0 dieux, (]ui comme vous la rendez adorable, Uendez-la, eoniuK; vous, à mes vœux exoroble;

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