‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 119 sur 373 · AUGUSTE, EUPHORBE, POLYCLÈTE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, EUPHORBE, POLYCLÈTE

GARDES

AUGUSTE

Tout ce que lu me dis, Kupliorbe, est incroyable.

ELI'llOHBE.

Seigneur, le récit même en jiarait effroyable : On ne conçoit qu'à peine une telle fureur. Et la seule pensée en fait frémir d'horreur.

AUGUSTE

Quoi ! mespluschersamisîquoi !Cinna!quoi 1 Maxi- Les deux que j'honorais d'une si haute estime, [nie 1 A qui j'ouvrais mon cœur, et dont j'avais fait choix Pour les [)lus importants et plus nobles emplois! Après (/u'enlre leurs mains j'ai remis mon empire. Pour m'arracher le join l'un et laulre conspire! Maxime a vu sa faute, il m'en fait avertir. Et montre un cœur touché d'un juste repentir; Mais Cinna!

EUPHORBE

Cinna seul dans sa rage s'obstine.

Et contre vos bontés d'autant plus se mutine.; Lui seul combat encor les vertueux efforts Que sur les conjurés fait ce juste remords. Et malgré les frayeurs à leurs regrets mêlées. Il tâche à raffermir leurs âmes ébranlées.

AUGUSTE

Lui seul les encourage et lui seul les séduit! 0 le plus déloyal que la terre ait produit !... 0 traliison conçue au sein d'une furie! 0 trop sensible coup d'une main si chérie! Cinna, tu me trahis! Polyclète, écoutez.

(// lui parle à l'oreille.) POLYCLÈTE.

Tous vos ordres, seigneur, seront exécutés.

AUGUSTE

Qu'Éraste en même temps aille dire à Maxime Qu'il vienne recevoir le pardon de son crime.

(Polyclète rentre.)

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