I'L.\M1NIL'S
Madame, vovez donc si vous serez capable
De reudri' également ce peu|)le raisonnable.
Le mal croit ; il est temps d'agir de votre part.
Ou, quand vous le voudrez, vousle voudrez trop tard.
Ne vous figurez plus (jue ce soit le confondre
Que de le laisser faire, et ne lui point répondre.
Rome autrefois a vu de ces émotions,
.Sans ombrassfr jamais vos résolutions. .
Quand il fallait calmer toute une populace,
Le sénat n'épargnait promesse ni menace,
Et ra[tpelait [lar là son escadron mutin
Et du mon Quirinal et du mont Aventin,
Dont il auiait vu faire une hoirible descente,
.S'il eût traité longtemps sa fuieui- d'impuissante, j
Et l'eût abandonnée à sa confusion, '
Comme vous semblez faire en cette occasion.
ARSINOÉ
Après ce grand exemple en vain on délibère: Ce qu'a fait le sénat montre ce qu'il faut faire; Et le roi... Mais il vient.