L.VODICK
Vous tiendrez mal parole, ou bientôt sur ma tombe Tout le sang de vos rois servira d'hécatombe. .Mais avez-vous encor parmi votre maison Qnelque autre .Métrobate, ou quelque autre Zenon? N'appréhendez-vous point que tous vos domestiques Ne soient déjà gagnés par mes sourdes pratiques ? En savez-vous quelqu'un si prêt à se trahir, Si las de voir le jour, que de vous obéir ?
Je ne veux point régner sur votre Bithynie : Ouvrez-moi seulement les chemins d'Arménie ; Et, pour voir tout d'un coup vos malhenrs terminés, Rendez-moi cet époux qu'en vain vous retenez.
ARSlNOt:.
Sur le chemin de Rome il vous faut l'aller prendre Flaminius l'y mène, et pourra vous le rendre : Mais hàtez-vous, de grâce, et faites bien ramer. Car déjà sa galère a pris le large en mer.
LAODICE
Âh! si je le croyais !..,
ARSINOÉ
N'en doutez point, madame.
438 MCOMÈDE, ÏKAGÉDIE.
LAuDiCK.
Fuyez donc les fureurs ({ui saisissent mon ànie : Après le coup fatal de cette indi^'nité, Je n'ai plus ni respect ni g»Miérosilé.
Mais plutôt demeurez pour me servir dolage Jusqu à ce que ma main de ses fers le dégage. Jirai jusque dans Rome en briser les liens, Avec tous vos sujets, avccque tous les miens ; Aussi bien Annibal nonnnait une folie Ur présumer la vaincre ailleurs qu'en Italie. .!•' veux qu'elle me voie au cœur de ses États Soidt-nir ma fiueur d'un million de bras ; Kt suus mon désesi>oir langeant sa tyrannie...
AusiNot;.
Vous voulez donc enlln régnei- en liithyniel'* Kt dans cette fuieiu' (jui vous trouble aujourd'hui, Le roi pouira >ttiiilrir que vous régniezpoui- lui?