L.VODir.K
J'yrégnerai, madame, et sans lui faire injure. Puisque le roi veut bien n'être roi qu'fr» peintm»', (Jue lui doit inqiorter qui donne ici la loi, Kl<{ui régne pour lui des Romains ou de moi ? .Mais un second otage entre mes mains se jette.
SCÈiXK VII
AHSINOI-:. LAODICK, ATTALE, CLÉO.NK.
AnSINOK.
Attale, avez-vous su comme ils ont fait retraite ?
ATTALK.
Ah, madame !
ARSINUK.
Parlez.
ATTALK.
Tous les dieux irrités Dans. les deiniers malheurs nous ont précipités. Le prince est écha[)pé.
LAODICK.
Ne craignez plus, madame ; La générosité déjà rentre en nujn àme.
AilSINOÉ.
Atlali-, [iienez-vous plaisir à m'alarmer?
ATTALK.
.Ne vousllatlez jioint tant (jue de le présumer.
ACTK V, sci-:m-: viii. 439
\j- miilli.'uieiix Aiysp..', avec sa faihie escorle, L ;iv;iit ilt^ju .•.m.liiit a relie faussé porle: l/ainljassadeiir .i.,- Hoiiif* était <l«ja passé, (j'iaiid ilaiis If sfiii.lWrasp.- mi jiDi^'iiani euftincé l.<; ,y[Ui aux pids .lu piin.:... || sé.ri.,': cl sa siiilo, De peur d'un pareil sort, pirii»! aussiWt la fuite. '
Alisi.\(jk;.
Ht ipii dans retl.' porte a pu le poiL'uard.'i?
\TTALK.
Dix ou douz<' soMats «jui semhlai.'iit la ;.Mider. Kt <•(• prin«f...
.V»>I.NOK.
Ah, mon lils! qu'il rst partout de traîtres! (Ju il i'>[ p.'U ilr sujt-ts (idéles a leurs ntaitres ! -Mais de ipii savez-vous un désastre si irrand ?
VTT.VLK.
Dis .unipai.'nuiis d'Araspe, el d'Araspe mourant. Mais éroutez enecu" ce <{ui me i|ést'spé|-e.
J'ai .ourii me ran^'t-r auprès du roi mon pt-re ; Il n'en était plus li-mps : .•.• monarque étonné A ses frayeurs d'-ja s'était aliandonné, Avait pris un esquif pom- tàflier de rejoindii> <;e Homaindonir.'lfiDi p.-ut-«Mrfn"i'4pas moindrv.
SCKNK Vil l
IMtl SIAS. KI.AMIMI S, AHSI.NOi:. I.XOJHCK ATIALK. CLKONK.
PRISIAS.
Non, non, nous n-venons l'ini et l'autre en ces lieux JJéfeiidre votre j,'loire, ou mourir à vos yeux.
VHSINoÉ
Mourons, mourons, seig-neur, et dérobons nos vies AI ali.-,o|ii |iouvoir des fureurs ennemies: N'attendons pas leurordre,et montrons-nous jaloux !)•• riiouneur qu'ils auraient à disposer de non-.
LAODIOK.
«:e désespoir, madame, olfense un si ,?rand homme IMus que vous n'avez fait en l'envovantà Rome : \ous devez le connaître; et puisqu'il a ma foi. Vous devez présumer qu'il est dig-ne de moi. Je le désavoùrais s'il n'était magnanime, .Sil manquait a i-.-mplir l'elfort de mon ('^lime.
440 MCOMÈDE, TRAGÉDIE.
Sil ue faisait paiailre un cœur toujours égal, Mais le voici ; voyez si je le connais mal.