‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 49 sur 373 · I). SA NOUE · texte numérisé non relu

I). SA NOUE

.Sire, un jm-m lioji d'ardeur, malgré moi l'a déçue :

Je venais du combat lui rai onler l'issue.

(le généreux j.nierrier, ilonl son co-ur est charmé

« Necrainsiien(ma-t-ildit, cjuand il m'a désarmé:

.. Je laisserais idutôl la victoiic incertaine,

. (Jni'derépandre unsang hasaidép()inCliimt*ne;

<■ Maisjiuisque nM)ndevoir m'ap|»ellean|»ièsdu roi,

« Va de iiolie cfunbal l'enlieteiiir pour moi,

« De la part du vainqueur lui porter ton épée. »

.Sire, j'y suis venu : cet objel la trompée ;

Elle m'a cru vainqueur, me voyant de retour,

El soudain sa colère a trahi son amour

Avec tant île liansporl et tant d'impatience.

Que je n'ai pu fra^rner un monn-nl d'audience.

Poui" moi, bien (jiie vaincu, je me réputé Ijeureux ;

El malgré rinti'-rèl de mon co-ur amoureux,

Perdant infiniment j'aime encor ma défaite,

(Jui fait le beau succès d'une anu)ur si parfaite.

D. l'KRNAND.

.Ma fille, il ne faut point lougir d'un si beau feu,

.Ni chercher les moyens d'en faire un désaveu ;

Ine louable boni*; en vain l'en sollicite:

Ta gloiie est dégagée, et ton devoir est quille;

Ton père est satisfait, et c'était le venger

Que inellre tant de foi.s ton Rodrigue en danger

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