‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 48 sur 373 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

n. EERNAND. D. DIÈGUE, D. ARLVS, D. SANCHE, 1). ALONSE, CHLMÈNE, ELVIRE.

CHIMKNE.

Sire, il n'est plus besoin de vous dissimuler Ce (jue tous mes etrorls ne vous ont pu celer, .l'aimais, vousl'avezsu ; mais, pourvengermonpcrt', .l'ai bien voulu pioscrire une tête si chère: Votre majesté, sire, elle-même a pu voir

58 LE CID, THAGEDIE.

Comme j'ai fait ci'-der mon amour au devoir. Enfin Rodrii^uc est mort, et sa mort m'a changée D'implacahle ennemie en amante aftligée.

J'ai tlù cette vengeance à ijui m'a mise au jour, Et je dois maintenant ces pleurs à mon amour. Don Sandie m'a jierdue en |trenant ma défense, El du l»ras qui me perd je suis la récom})ensel Sire, si la pitié peut émouvoir un roi, De grâce, révoijuez une si dure loi ; Pour [)rix d'une victoire où je perds ce que j'aime, Je lui laisse mon bien ;(iu'il me laisse à moi-même; Ou'en un cloitre sacré je pleure incessamment. Jusqu'au tlcrnier soupir, mon père et mon amant.

D. IJIKGLE.

Enfin elle aime, sire, et ne croit plus un crime D'avouer par sa bouche un amour légitime.

D. l'Kn.NAND.

rdiiméne, sors d'erreur, ton amant n'est pas mort. Et don Sandic vaincu l'a l'ail un l'au-v rapport.

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