‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 142 sur 619 · Var. Tigre afftme de sang, qui me défendi les larmes · texte numérisé non relu

Var. Tigre afftme de sang, qui me défendi les larmes

3. Var. Puissent de tels malheurs accompagner ta vie. (1641,-56)

CAMILLE

/ * Rome, l'unique objet de mon ressentiment1 1 '« * * ' Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant t Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore I Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore 1 Puissent tous ses voisins ensemble conjurés 1305

Saper ses fondements encor mal assurés! 1

Et si ce n'est assex de toute l'Italie, )

Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie ; j

Que cent peuples unis des bouts de l'univers Passent pour la détruire et les monts et les mers! 1310 j

Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles, I

- Et de ses propres mains déchire ses entrailles! !

Que le courroux du ciel allumé par mes vœux

^ A/, < Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux I

iW t«- Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudrç1, 13d5

Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre, Voir le dernier Romain à son dernier soupir, Moi seule en être cause, et mourir de plaisir 1

horàce, mettant la main à Vépée, et poursuivant

la main à Vépée, et pour su i sa sœur qui s'enfuit *.

C'est trop, ma. patience à la raison fait place ; Va dedans les enfers plaindre ton Curiace4. 1520

Camille, blessée derrière le théâtre.

Ah! traître 1

horace, revenant sur le théâtre.

Ainsi reçoive un châtiment soudain

Quiconque ose pleurer un ennemi romain ! . ' ^

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