SCÈNE IV
JULIX
Camille, ainsi le ciel t'avoit bien avertie Des tragiques succès qu'il t'avoit préparés; Mais toujours du secret il cache une partie Aux esprits les plut nets et les mieux éclairés.
Il sembloit nous parler de ton proche hyménée, Il sembloit tout promettre à tes vœux innocents; Et nous cachant ainsi ta mort inopinée, Sa voix n'est que trop vraie en trompant notre sens :
c Albe et Rome aujourd'hui prennent une autre face ; Tes vœux sont exaucés, elles goûtent la paix; Et tu vas être unie avec ton Guriace, Sans qu'aucun mauvais sort t'en sépare jamais. » (1641-86)
« Ce commentaire de Julie sur le sens de l'oracle, dit Voltaire, est visiblement imité de la fin du Poster fido. »