‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 253 sur 619 · Toutes les éditions anciennes portent ainsi succée · texte numérisé non relu

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2. Var. Que sans examiner son âme ait embrassée. (1643-61) S. Var. Ils cherchent de la gloire à mépriser les Dieux.

(1643-64 in-8»)

FÉLIX

Vous aimez trop, Paaline, un indigne mari.

PAULINE

Je l'ai de votre main : mon amour est sans crime ; 965

Il est de votre choix la glorieuse estime ;

Et j'ai, pour l'accepter, éteint le plus beau feu1

Qui d'une âme bien née ait mérité l'aveu.

Au nom de cette aveugle et prompte obéissance Que j'ai toujours rendue aux lois de la naissance, 970

Si vous avez pu tout sur moi, sur mon amour, Que je puisse sur vous quelque chose à mon tour 1 Par ce juste pouvoir à présent trop à craindre, Par ces beaux sentiments qu'il m'a fallu contraindre, Ne m'ôtez pas vos dons : ils sont chers à mes yeux, 975

Et m'ont assez coûté pour m'être précieux.

FÉLtf.

Vous m'importunez trop : bien que j'aye un cœur tendre *,

Je n'aime la pitié qu'au prix que j'en veux prendre ;

Employez mieux l'effort de vos justes douleurs :

Malgré moi m'en toucher, c'est perdre et temps et pleurs ; 980

J'en veux être le maître, et je veux bien qu'on sache

Que je la desavoue alors qu'on me l'arrache.

Préparez-vous à voir ce malheureux chrétien,

Et faites votre effort quand j'aurai fait le mien.

Allez ; n'irritez plus un pèrr qui vous aime, 985

Et tâchez d'obtenir votre èj oux de lui-même.

Tantôt jusqu'en ce lieu je te ferai venir* :

Cependant quittez-nous, je veux l'entretenir.

PAUUKB.

De grâce, permettez...

feux.

Laissez-nous seuls, vous dis-je .

Votre douleur m'offense autant qu'elle m'afflige. 090

A gagner Polyeucte appliquez tous vos soins ; Vous avancerez plus en m'importunant moins.

1. Var. Et j'ai, pour l'accepter, éteint les plus beaux feux Qui d'une âme bien née aient mérité les vœux. (1643-56)

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