Tacite, Annales, livre XIII, chap. u
5.« 8a mort laissa de longs et grands regrets i Rome, qui n souvenait de ses vertus. » (Aidm, livre XIV, chap. u.)
s. c Qui, brûlant de toutes les passions d'une tyrannie malfaisante, avait PaUas dans son parti. » (Ibidem, livre XIII, chap. n.)
*>. « File comprenait que sa dernière ressource venait de lui être enlevée, et
L'Age de Britannicus étoit si connu, qu'il ne m'a pas été permis de le représenter autrement que comme un jeune prince qui avoit beaucoup de cœur, beaucoup d'amour et beaucoup de franchise, qualités ordinaires d'un jeune homme. 11 avoit quinze ans, et on dit qu'il avoit beaucoup d'esprit, soit qu'on dise vrai, ou que ses malheurs aient fait croire cela de lui, sans qu'il ait pu en donner des marques : Neque segnem ex fuisse indolent ferunt; sive verum, seu perieuiiê commendatus retinuit famam sine expérimente f .
Il ne faut pas s'étonner s'il n'a auprès de lui qu'un aussi méchant homme que Narcisse ; car il y avoit longtemps qu'on avoit donné ordre qu'il n'y eût auprès de Britannicus que des gens qui n'eussent ni foi ni honneur : Nam ut proximus quisque Britannico neque feu neque hdem pensi haberet olim provisum erat*.
11 me reste à parler ds Junie. Il ne la faut pas confondre avec une vieille coquette qui tfappeloit Junia Silana. C'est ici une autre Junie, que Tacite appelle Junia Calvina, de La famille d'Auguste, sœur de Silanus, à qui Claudius avoit promis Octavie. Cette Junie étoit jeune, belle, et, comme dit Sénéque, festivissima omnium puellarum. Son frère et elle s'airaoient tendrement ; « et leurs ennemis, dit Tacite, les accusèrent tous deux d'inceste, quoiqu'ils ne fussent coupables que d'un peu d'indiscrétion *. » Elle vécut jusqu'au régne de Vespasien.
Je la fais entrer dans les Vestales, quoique, selon Aulu-Gelle, on n'y reçût jamais personne au-dessous de six ans, ni au-dessus de dix. Mais le peuple prend ici Junie sous sa protection. Et j'ai cru qu'en considération de sa naissance, de sa vertu et de son malheur, il pouvoit la dispenser de l'âge prescrit par les lois, comme il a dispensé de l'âge pour le consulat tant de grands hommes qui avoient mérité ce privilège.
qu'il y «tait là un exemple de parricide. ■ (Tacite, AnnaUt, livre XIII, chap. xvi.)
1. Ibidem, livre XII, chap. kvi. La pbrase qui précède cette citation en est une traduction.