‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 297 sur 619 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

On le trompe longtemps. Mais enfin je te croi,

Ou plutôt je fais vœu de ne croire que toi.

Mon père, il m'en souvient, m'assura de ton zèle,

Seul de ses affranchis tu m'es toujours fidèle ;

Tes yeux, sur ma conduite incessamment ouverts, 345

M'ont sauvé jusqu'ici de mille écueils couverts.

Ya donc voir si le bruit de ce nouvel orage

Aura de nos amis excité le courage.

Examine leurs yeux, observe leurs discours ;

Vois si j'en puis attendre un fidèle secours. 350

Surtout dans ce palais remarque avec adresse

Avec quel soin Néron fait garder la princesse.

Sache si du péril ses beaux yeux sont remis,

Et si son entretien m'est encore permis.

Cependant de Néron je vais trouver la mère 366

Chez Pallas, oomme toi l'affranchi de mon père.

Je vais la voir, l'aigrir, la suivre, et, s'il se peut,

M'engager sous son nom plue loin qu'elle ne veut.

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