‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 301 sur 619 · ACTE H, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE II

Junie a pu le plaindre et partage* se» peine» :

Elle n'a tu couler de larmes que les siennes.

Mais, aujourd'hui, Seigneur, que ses yeux dessillés,

Regardant de plus près l'éclat dont vous brillez, *ou

Verront autour de vous les rote sans diadème,

Inconnus dans la foule, et son amant lui-môrae,

Attachés sur vos yeux s'honorer d'un regard

Que vous aurez aur eux fait tomber au hasard;

Quand elle vous verra, de ce degré de gloire, «*>

Venir en soupirant avouer sa victoire :

Maître, n'en doutez point, d'un cœur déjà charmé

Commandez qu'on vous aime, et tous serez aune.

NÉftO»,

A combien de chagrins il feut que je m'apprête I Que d'importunités I

MiBBiâR

Quoi donc? qui vous arrête, 4M

Seigneur?

rfaoï.

Tout : Octavie, Agrippine, Burrhus, Sénèque, Rome entière, et trois ans d# vertus. Non que pour Octavie un reste de tendresse M'attache à son hymen et plaigne sa jeunesse. Mes yeux, depuis longtemps faUgués de ses soins, **>

Rarement de ses pleurs daignent être témoins : Trop heureux si bientôt la faveur d'un divorce Me soulageoit d'un joug qu'on m'imposa par force! Le ciel môme en secret semble la condamner : Ses vœux, depuis quatre ans, ont beau l'importuner, *io Les Dieux ne montrent point que sa vertu les toucha * D'aucun gage, Narcisse, ils n'honorent sa couche; L'Empire vainement demande un héritier '.

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