Var, Madame, il vous trompoit, et son cœur offensé
(1670 et W
Qu'ils mettent ce malheur au rang des plus sinistres, Mais tous....
AGRIPMNE.
Poursuis, Néron, avec de tels ministres1. Par des faits glorieux tu te vas signaler, Poursuis. Tu n'as pas fait ce pas pour reculer. Ta main a commencé par le sang de ton frère ; 1675
Je prévois que tes coups viendront jusqu'à ta mère1. Dans le tond de ton cœur je sais que tu me hais * ; Tu voudras l'affranchir du joug de mes bienfaits. Hais je veux que ma mort te soit môme inutile. Ne crois pas qu'en mourant je te laisse tranquille. 1680
Rome, ce ciel, ce jour que tu reçus de moi, Partout, à tout moment, m'offriront devant toi *. Tes remords te suivront comme autant de furies ; Tu croiras les calmer par d'autres barbaries; Ta fureur, sMrritant soi-même dans son cours, 1685
D'un sang toujours nouveau marquera tous tes jours. Mais j'espère qu'enfin le Ciel, las de tes crimes, Ajoutera ta perte à tant d'autres victimes ; Qu'après t'être couvert de leur sang et du mien, Tu te verras forcé de répandre le tien ; 1690
Et ton nom paroîtra, dans la race future, Aux plus cruels tyrans une cruelle injure. Voilà ce que mon cœur se présage de toi. Adieu : tu peux sortir.
KÉRON.
Narcisse, suivez-moi.
1. Ces vers sont ainsi ponctués dans plusieurs éditions récentes:
. Poursuis, Néron : avec de tels ministres, Par des faits glorieux, etc.
Nous avons suivi la ponctuation des éditions imprimées du vivant de Uacine.
2. « Parricidii exemplum intelligebat [Agrippina). » (Tacite, Annales, livre XIII, chapitre xvi.) — Racine cite lui-même ce passage dans sa seconde préface.
Z.Var. Tu te fatigueras d'entendre tes forfaits. (1670 et 76) 4. Et quum frigida mort anima seduxerit arttu, Omnibus utnbra lociê adero : dabit, improbe, pœnat.
(Virgile, Enéide, livre IV, vers 385 et 386.) — Voyez aussi Tacite, Annales, livre XIV, chapitrai»