ACTE I, SCÈNE IV
Dans ces jours solennels à l'orgueil dédiés,
Seule et dans le secret je le foule à mes pieds ; 280
Qu'à ces Tains ornements je préfère la cendre,
Et n'ai de goût qu'aux pleurs que tu me vois répandre.
J'attendois le moment marqué dans ton arrêt,
Pour oser de ton peuple embrasser l'intérêt.
Ce moment est venu : ma prompte obéissance- 285
Va d'un roi redoutable affronter la présence.
C'est pour toi que je marche. Accompagne mes pas
Devant ce lier lion qui ne te connoit pas,
Commande en me voyant que son courroux s'apaise,
Et prête à mes discours un chaYme qui lui plaise. 290
Les orages, les vents, les cieux te sont soumis :
Tourne enfin sa fureur contre nos ennemis.