‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 490 sur 619 · ACTE V, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE

La garde en fut commise à ma fidélité. 1650

C'étoit des tristes Juifs l'espérance dernière,

Que mes soins vigilants eacnoient à la lumière.

Mais puisqu'à votre reine il faut le découvrir,

Je vais ia contenter, nos pertes vont s'ouvrir.

De ses plus braves chefs qu'elle entre accompagnée, 1655

Mais de nos saints autels qu'elle tienne éloignée

D'un ramas d'étrangers l'indiscrète fureur.

Du pillage du temple épargnes-moi l'horreur.

Des prêtres, des enfants lui feroient-ils quelque ombre ?

De sa suite avec vous qu'elle règle le nombre. 1660

Et quant à cet enfant si craint, si redouté,

De votre cœur, Abner, je connois l'équité.

Je vous veux devant elle expliquer sa naissance :

Vous verrez s'il le frmt remettre en sa puissance ;

Et je vous ferai juge entre Athalie et lui. 1665

ABNER

Ah I je le prends déjà, Seigneur, sous mon appui. Ne craignez rien. Je cours vers celle qui m'envoie.

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