‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 547 sur 619 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NARBAS, EDRYCLÈS

NABBAB.

Que va-t-il faire? Hélas I tous mes soins sont trahis. Les habiles tyrans ne sont jamais punis. J'espérais que du Temps la main tardive et sûre Justifierait les Dieux en vengeant leur injure ; Qu'Égisthe reprendrait son empire usurpé ; Mais le crime l'emporte, et je meurs détrompé. Égisthe va se perdre à force de courage : Il désobéira ; la mort est son partage ft.

EURYCLÈS.

Entendez-vous ces cris dans les airs élancés?

NARRAS.

. C'est le signal du crime

EURYCLÈS.

Écoutons.

JfARBAS.

Frémissez. 1200

EURYCLÈS.

Sans doute qu'au moment d'épouser Polyphonte La Reine en expirant a prévenu sa honte : Tel était son dessein dans son mortel ennui.

HABBAS.

Ah ! son fils n'est donc plus I Elle eût vécu pour lui.

BUBTCLÈ8.

Le bruit croit, il redouble, il vient comme un tonnerre 12G5 Qui s'approche en grondant, et qui fond sur la terre.

NABBAS.

J'entends de tous cotés les cris des combattants, Les sons de la trompette, et les voix des mourants; Du palais de Mérope on enfonce la porte.

IUBTCLÈ8.

Ah 1 ne voyez-vous pas cette cruelle escorte, 1270

1. VÀR. Qu'ira-t-il faire? Hélas 1 tous mes soins sont trahis. Les habiles tyrans ne sont jamais punis. J'espérais que du Temps la main tardive et sûre De la race des rois viendrait venger l'injure;

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Gardez un avenir, ce monde est leur partage.

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